• Mon vélo de ville fait des kilomètres

    Comment mon vélo de ville a fait 1000 km sans moi et sans rouler.

    Ce n'est pas très intéressant, c'est ma vie.

    Le 14 mars, il a neigé à Paris.

    an illustration from Physics for Entertainment by Yakov Isidorovich Perelman from archive.org

    Ce cataclysme a déclenché un arrêt cardiaque de la ligne de TER Bourgogne-Paris Bercy dont je suis usager fréquent : deux trains étant tombés en panne quelque part entre Melun et Villeneuve Saint Georges, tout le trafic est resté bloqué et certains passagers ont pu rester bloqués de six heures du matin à midi environ, dans un environnement (la région Île-de-France) dont il est inutile de rappeler l'hostilité.

    Prenant mon train de 7h27 en gare de Sens, j'ai eu la chance que celui-ci s'arrête en gare de Melun (arrêt non prévu) et non en pleine voie. Après 50 minutes sans inquiétude et à quai, nous avons été informés que les lâches qui préféreraient rentrer à la maison pouvaient vite vite prendre un train en sens inverse. Ramasser ses affaires en panique (je m'étais installé comme au travail), faire la queue pour descendre du train, découvrir les souterrains melunais et oranges, remonter dans un train qui part sans heurt et fera une escale exceptionnelle à Montereau pour récupérer les naufragés du train parti de Sens à 8h27. C'est là que j'ai réalisé que j'avais laissé mon vélo suspendu à un crochet du train précédent.

    Qu'à cela ne tienne, revenu à Sens vers 10h, je me rends chez le chef de gare afin de faire prévenir Paris qu'ils auront un vélo dans le train arrivant normalement à 8h23, et que ce vélo sera à moi. Douche écossaise : il me tend un numéro en me disant que ça n'est pas la peine d'essayer, qu'à Paris Bercy le personnel est dépassé par les évènements.

    Les jours suivants, j'appelle les objets trouvés de Paris gare de Lyon (il paraît qu'un objet met plusieurs jours pour se rendre du quai au service objets trouvés), je passe aux objets trouvés de Paris gare de Lyon, et, renseigné sur la destination retour du train que j'avais emprunté, j'appelle régulièrement les objets trouvés de Dijon sans parvenir à les obtenir. Jusqu'à ce que j'y parvienne. Ça fait deux semaines que j'ai perdu mon vélo, et j'ai commencé à en faire mon deuil. Là c'est intéressant : je décris mon vélo : un vélo de type VTC de marque BH, gris, et ça ils n'ont prétendûment pas. Heureusement, l'identifiant Fubicy (bicycode) permet à l'agent de retrouver mon vélo «retenez le numéro d'objet : 126, et il faudra prévoir 9 euros». Youpi ! En fait je tiens largement autant à l'antivol Abus Bordo (désolé pour la marque) qu'au vélo.

    Après quelques mois, de la famille de passage à Dijon me rapporte le vélo en Alsace, où j'ai été le chercher fin juin.

    Fin du périple.

    Bill of the Black Hand, A very tall story by Wolf Durian Published in 1900, Barrows Mussey (New York)

     

    Morale de l'histoire : ça serait chouette de former les agents des objets trouvés à utiliser les numéros Bicycode - la police peut retrouver les coordonnées des propriétaires de vélos marqués.

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